Kostaki avait le visage bouleversé par une dernièreconvulsion. Grégoriska, au contraire, était calme et presque souriant. Comme l'avait recommandé Grégoriska, on l'enterra près de son frère, le chrétiengardant le damné. Smérande, en apprenant ce nouveau malheur et la part que j'y avais prise, voulut me voir . elle vint me trouver au couvent de Hango etapprit de ma bouche tout ce qui s'était passé dans cette terrible nuit. Je lui racontai dans tous ses détails la fantastique histoire, mais elle m'écoutacomme m'avait écoutée Grégoriska, sans étonnement, sans frayeur. Hedwige, réponditelle après un moment de silence, si étrange que soit ce que vous venez deraconter, vous n'avez dit cependant que la vérité pure,La race des Brankovan est maudite, jusqu'à la troisième et quatrième génération, et cela parce qu'unBrankovan a tué un prêtre, Mais le terme de la malédiction est arrive, car, quoique épouse, vous êtes vierge, et en moi XV LE MONASTÈRE DE HANGO. lacoste pas cher, 156 Page160 Les mille et un fantomes la race s'éteint. Si mon fils vous a légué un million, prenezle, Après moi, à part les legs pieux que je compte faire, vousaurez le reste de ma fortune, Maintenant, suivez au plus vite le conseil de votre époux. Retournez au plus vite dans les pays où Dieu ne permet point ques'accomplissent ces terribles prodiges. Je n'ai besoin de personne pour pleurer mes fils avec moi. Adieu, ne vous enquérez plus de moi. Mon sort à venirn'appartient plus qu'à moi et à Dieu. Et, m'ayant embrassée sur le front comme d'habitude, elle me quitta et vint s'enfermer au château de Brankovan. polo lacoste homme pas cher Huitjours après, je partis pour la France, Comme l'avait espéré Grégoriska, mes nuits cessèrent d'être fréquentées par le terrible fantôme, Ma santé même s'estrétablie, et je n'ai gardé de cet événement que cette pâleur mortelle qui accompagne jusqu'au tombeau toute créature qui a subi le baiser d'un vampire, Ladame se tut, minuit sonna, et j'oserai presque dire que le plus brave de nous tressaillit au timbre de la pendule, Il était temps de se retirer . nousprîmes congé de M. Ledru. Un an après, cet excellent homme mourut. C'est la première fois que, depuis cette mort, j'ai l'occasion de payer un tribut au boncitoyen, au savant modeste, à l'honnête homme surtout. Je m'empresse de le faire, Je ne suis jamais retourné à FontenayauxRoses. Mais le souvenir de cettejournée laissa une si profonde impression dans ma vie, mais toutes ces histoires étranges, qui s'étaient accumulées dans une seule soirée, creusèrent un siprofond sillon dans ma mémoire, qu'espérant éveiller chez les autres un intérêt que j'avais éprouvé moimême, je recueillis dans les différents pays que j'aiparcourus depuis dixhuit ans, c'estàdire en Suisse, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Sicile, en Grèce et en Angleterre, toutes les traditions du mêmegenre que les récits des différents peuples firent revivre à mon oreille, et que j'en composai cette collection que je livre aujourd'hui à mes lecteurshabituels, sous le titre, LES MILLE ET UN FANTÔMES.