j'ai gardé la troisième pour moi, et je l'ai fait creuser, ce qui lui a ôté la moitié de sa valeur, mais ce qui l'a rendue plus commode pour l'usage que j'en voulais faire.» Chacun regardait MonteCristo avec étonnement . il parlait avec tant de simplicité, qu'il était évident qu'il disait la vérité ou qu'il était fou . cependant l'émeraude qui était restée entre ses mains faisait que l'on penchait naturellement vers la première supposition. «Et que vous ont donné ces deux souverains en échange de ce magnifique cadeau . demanda Debray. Le Grand Seigneur, la liberté d'une femme, répondit le comte . sac de voyage imitation longchamp notre saintpère le pape, la vie d'un homme. De sorte qu'une fois dans mon existence j'ai été aussi puissant que si Dieu m'eût fait naître sur les marches d'un trône. Et c'est Peppino que vous avez délivré, n'estce pas . s'écria Morcerf . c'est à lui que vous avez fait l'application de votre droit de grâce . Peutêtre, dit MonteCristo en souriant. Monsieur le comte, vous ne vous faites pas l'idée du plaisir que j'éprouve à vous entendre parler ainsi . sac imitation longchamp pliage dit Morcerf. Je vous avais annoncé d'avance à mes amis comme un homme fabuleux, comme un enchanteur des Mille et une Nuits . comme un sorcier du Moyen Âge . mais les Parisiens sont gens tellement subtils en paradoxes, qu'ils prennent pour des caprices de l'imagination les vérités les plus incontestables, quand ces vérités ne rentrent pas dans toutes les conditions de leur existence quotidienne. Par exemple, voici Debray qui lit, et Beauchamp qui imprime tous les jours qu'on a arrêté et qu'on a dévalisé sur le boulevard un membre du JockeyClub attardé . qu'on a assassiné quatre personnes rue SaintDenis ou faubourg SaintGermain . qu'on a arrêté dix, quinze, vingt voleurs, soit dans un café du boulevard du Temple, soit dans les Thermes de Julien, et qui contestent l'existence des bandits des Maremmes, de la campagne de Rome ou des marais Pontins. sac imitation longchamp amazon Ditesleur donc vousmême, je vous en prie, XL. Le déjeuner. 153 Page 157 Le Comte de MonteCristo, Tome II monsieur le comte, que j'ai été pris par ces bandits, et que, sans votre généreuse intercession, j'attendrais, selon toute probabilité, aujourd'hui, la résurrection éternelle dans les catacombes de SaintSébastien, au lieu de leur donner à dîner dans mon indigne petite maison de la rue du Helder. Bah . dit MonteCristo, vous m'aviez promis de ne jamais me parler de cette misère. Ce n'est pas moi, monsieur le comte . s'écria Morcerf, c'est quelque autre à qui vous aurez rendu le même service qu'à moi et que vous aurez confondu avec moi.