J'apercevais, comme une ombre mobile, le corps du malheureux l'Artifaille, que levent balançait dans l'espace, Tout à coup je m'arrêtai . je découvrais maintenant le gibet de son extrémité supérieure à sa base, J'apercevais une massesans forme qui semblait un animal à quatre pattes et qui se mouvait. Je m'arrêtai et me couchai derrière un rocher. Cet animal était plus gros qu'un chienet plus massif qu'un loup. X L'ARTIFAILLe, 104 Page 108 Les mille et un fantomes Tout à coup, il se leva sur les pattes de derrière, et je reconnusque cet animal n'était autre que celui que Platon appelait un animal à deux pieds et sans plumes, c'estàdire un homme, Que pouvait venir faire, à celleheure, un homme sous un gibet, à moins qu'il n'y vînt avec un coeur religieux pour prier, ou avec un coeur irréligieux pour y faire quelque sacrilège, Danstous les cas, je résolus de me tenir coi et d'attendre, En ce moment, la lune sortit du nuage qui l'avait cachée un instant, et donna en plein sur le gibet.Alors, je pus voir distinctement l'homme, et même tous les mouvements qu'il faisait. Cet homme ramassa une échelle couchée à terre, puis la dressa contre undes poteaux, le plus rapproché du cadavre du pendu. polo lacoste discount, Puis il monta à l'échelle, Puis il forma avec le pendu un groupe étrange, où le vivant et le mort semblèrent se confondre dans un embrassement. Tout à coup un cri terrible retentit. Je vis s'agiter les deux corps . j'entendis crier à l'aide d'une voix étranglée qui cessa bientôt d'être distincte, puis, un des deux corps se détacha du gibet, tandis que l'autre restait pendu à la corde et agitait ses bras et sesjambes. Il m'était impossible de deviner ce qui se passait sous la machine infâme, mais enfin, oeuvre de l'homme ou du démon, il venait de s'y passerquelque chose d'extraordinaire, quelque chose qui appelait à l'aide, qui réclamait du secours. Je m'élançai. À ma vue, le pendu parut redoubler d'agitation,tandis que, dessous lui, était immobile et gisant le corps qui s'était détaché du gibet. survetement lacoste pas cher Je courus d'abord au vivant. Je montai vivement les degrés del'échelle, et, avec mon couteau, je coupai la corde, le pendu tomba à terre, je sautai à bas de l'échelle, Le pendu se roulait dans d'horribles convulsions,l'autre cadavre se tenait toujours immobile, Je compris que le noeud coulant continuait de serrer le cou du pauvre diable, Je me couchai sur lui pour lefixer, et à grand'peine je desserrai le noeud coulant qui l'étranglait. X L'ARTIFAILLe, 105 Page 109 Les mille et un fantomes Pendant cette opération,qui me forçait à regarder cet homme face à face, je reconnus avec étonnement que cet homme était le bourreau. Il avait les yeux hors de leur orbite, la facebleuâtre, la mâchoire presque tordue, et un souffle, qui ressemblait plus à un râle qu'à une respiration, s'échappait de sa poitrine, Cependant l'airrentrait peu à peu dans ses poumons, et, avec l'air, la vie, Je l'avais adossé à une grosse pierre, au bout d'un instant, il parut reprendre ses sens,toussa, tourna le cou en toussant, et finit par me regarder en face, Son étonnement ne fut pas moins grand que l'avait été le mien.Oh , oh , monsieur l'abbé, ditil, c'est vous .Oui, c'est moiEt que venezvous faire ici . me demandatil.